Le noyer

Le jardin du pichin nidou baigne à l’ombre d’un noyer commun (juglans regia). L’évolution de cette arbre rythme les jours, les mois, les saisons et les années. C’est un arbre assez haut et large dont le faite dépasse la hauteur de la maison. En effet, le noyer commun peut atteindre 20 mètres de hauteur et 5 à 6 mètres de tour avec ses grosses branches tortueuses. Le noyer devant loù pichin nidou doit faire une quinzaine de mètres de hauteur.

Un autre grand spécimen immense délimite le fond du jardin, un autre borde le chemin vers le bois et il y en a plusieurs dans le vallon de Saint Bernard.

Ce qui fait cinq individus du genre dans l’enceinte de Loù nidou. On compte environ 15 espèces de ce genre. Il reste donc à déterminer l’espèce qui occupe notre sol.

Description du noyer commun

Feuilles alternes, grandes, composées-pennées, à 5 à 9 folioles de 6-15 cm, obovales ou elliptiques, entières, vert clair, à peu près glabres, lisses, fermes, d’odeur agréable.

Fleurs de sexes séparés sur le même pied, les mâles en chatons (5-15 cm) cylindriques, pendants, les femelles peu visibles, réunies par 1- 4 à l’extrémité des rameaux.

Fruit de 4 – 5 cm, subglobuleux, à enveloppe charnue verte, odorante (brou), à noyau (noix proprement dite) ligneux, ovoïde, contenant des cotylédons très irréguliers, quadrilobés.

Le juglans regia croissait à l’état sauvage dans nos régions pendant les périodes chaudes du Quaternaire. Les froids très rigoureux du Würm le firent se retirer définitivement vers le Sud-Est de l’Europe, où il croit aujourd’hui à l’état spontané dans la péninsule des balkans, en Crète et en Roumanie, sur le front occidental d’une aire asiatique très étendue, qui va des montagnes de l’Asie mineure au nord de la Chine, vers l’Himalaya (où il atteind 3 000 m).

Il est vraisemblable d’attribuer à l’homme de l’âge du bronze son introduction dans les Alpes où les environs de Grenoble sont encore notre première région productrice de noix. L’arbre est aujourd’hui largement répandu dans toute l’Europe méridionale et moyenne.

Exigences écologiques

Le noyer recherche la chaleur. S’il supporte bien les froids de l’hiver, il n’en va pas de même au moment de la floraison : les gelées détruisent fréquemment ses bourgeons floraux gonflés ou ses chatons, et, avec eux, tout espoir de fruits. Sous les climats les plus favorables, il ne fructifie qu’à la suite de deux années clémentes. C’est une essence de lumière qui ne supporte pas l’état de massif, qui aime les sols profonds et riches, bien drainés, frais.

USAGES

Le noyer donne des fruits précieux, des feuilles médicinales aux usages innombrables et  un bois exceptionnel.

La noix comme aliment

L’amande de la noix, délicieuse et saine à l’état de fraîcheur, un peu acre et indigeste quand l’huile qu’elle renferme en des proportions élevées a ranci avec le temps, est considérée aujourd’hui comme un aliment de grande valeur : 100 grammes de cerneaux, fournissent à l’organisme 485 calories, secs 625 calories (soit plus que la même quantité de lard, 2 fois plus que le jambon maigre, 7 fois plus que la pomme de terre).

Le terme cerneaux vient de cerner, « couper en deux » en ancien français, désigne à l’origine, la noix cueillie bien avant maturité et mangée à la vinaigrette ; aujourd’hui l’amande décortiquée.

Celle ci est d’une richesse remarquable en corps gras et en protéines. Elle contient de l’acide phosphorique et de la potasse. Quant aux vitamines de la noix, ce sont les mêmes que celles du germe de Blé, et dans les mêmes proportions, quoiqu’en quantités un peu plus faibles. Étonnant non? Et bien, le sol de Loù pichin nidou se couvre de ce précieux trésor qui tombe du ciel en septembre octobre.

« A l’heure actuelle, où la meunerie prive la farine de toutes les vitamines du germe de blé, en éliminant ce germe sous prétexte que les substances qu’il contient risquent de faire rancir la farine, il serait donc indiqué de consommer des noix pour rendre au pain trop blanchi les précieuses qualités que l’enlèvement du germe lui a fait perdre » dit fort justement, à ce propos, L. Rigolard.

 

 

page en cours d’élaboration, affaire à suivre….

Bibliographie :

Pierre Lieutaghi, Le livre des arbres, arbustes et arbrisseaux, Acte Sud, 2004.