Physalis

Le physalis

Les quelques cent espèces ont toutes en commun de donner des fruits entourés d’un calice ressemblant à une petite lanterne. Ce sont des plantes herbacées, souvent envahissantes, qui colonisent très vite les terres abandonnées ou travaillées par l’homme. La plupart de ces espèces sont originaires d’Amérique du Sud, mais on en trouve aussi en Inde et tout le long du bassin méditerranéen.A partir de ces régions, les physalis ont conquis d’autres terres, notamment en suivant l’expansion de la culture de la vigne, plante dont ils apprécient le voisinage.

Appelé « alkékenge » ou « coqueret », car ses fruits sont d’un rouge rappelant la crête d’un coq, le physalis était consommé dès le Néolithique, comme l’attestent des graines retrouvées dans les habitats lacustres des premiers européens. Les grecs et les romains l’utilisaient surtout comme plante médicinale. les médecins l’appelaient Vesicaria, car ces baies étaient bénéfiques pour la vessie. Au Moyen-Age, la « théorie des signatures » entérina son utilisation contre les maux liés aux problèmes urinaires, car le calice du physalis rappelle la forme d’une vessie. La médecine d’aujourd’hui a confirmé les propriétés médicinales des physalis qui, effectivement, sont très efficaces contre les rétentions d’urine et les troubles rénaux. La teinture alcoolique de physalis fait expulser l’acide urique, responsable entre autres de la goutte. En homéopathie, on prépare une « essence », avec les baies fraiches, pour lutter contre toutes les affections urinaires.

Légumes d’autrefois, Michel Viard, La Maison rustique, Flammarion